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Photographie
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Quand l’autrichien Gert Chesi photographie des croyances noires |
| Edem Gadegbeku | 21.02.2012 | 01:29 • MIS A JOUR LE 21.02.2012 | 01:32 |
Quand l’autrichien Gert Chesi photographie des croyances noires
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Gert Chesi, photographe autrichien qui a découvert le Togo depuis 1964 expose depuis le 4 février 2012 des œuvres photographiques à l’Ift (Institut français du Togo). Cette exposition-vente (nommée « Gert Chesi photographies ») qui sera clôturée le 29 février prochain se veut une randonnée dans l’univers du vaudou, à Aneho (sud-Togo) et au Bénin. |
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Gert Chesi suggère pour mieux faire passer son message sur le vaudouisme ! Ses “tableaux” (près de 30 et qui valent 70.000 fcfa la pièce) que l’on peut découvrir depuis début février 2012 à l’Institut Français du Togo sont anonymes, contrairement à la tradition classique des expositions, mais sont hyper expressives. Avec l’œil d’un profane et d’un Occidental, l’artiste Chesi est allé au cœur du vaudouisme. D’un côté sur le plan religieux et d’un autre sur son volet initiatique. Sous format paysage ou portrait, l’objectif de l’Autrichien s’est particulièrement intéressé à des sujets féminins durant ses pérégrinations traditionnelles : prêtresses vaudous, adeptes de la religion vaudou et apprenties en pleine initiation. Un angle qui se creuse sur les clichés (de taille moyenne) exposés avec le zoom posé sur les vêtements des adeptes du vaudou, la mise en exergue des principaux ingrédients indispensables pour exécuter les cérémonies vaudous (bougies, chasse-mouches, cauris, foulards, fichus). Idem pour les pagnes avec des couleurs dominantes (comme le blanc, le rouge, le noir), des offrandes (fruits, cigarettes, etc.). La somme des éléments de ce décor externe permet à Gert Chesi d’insister sur d’autres détails a priori mineurs mais qui revêtent des significations essentielles selon le cadre spatio-temporel dans lequel il les insère ou duquel il les sort. C’est le cas des scarifications que portent des initiées, leur signification. Le vaudouisme sous l’objectif Chesi, c’est aussi la mise à nu de scènes surprenantes ; comme celle impliquant un prêtre vaudou en pleine offrande avec un oiseau de la basse cour qui vient d’être sacrifié en pleine bouche ! Les clichés de M. Chesi invitent aussi à aller à la découverte du vaudou qui ne se conçoit plus comme une religion ou une somme de rites initiatiques, mais comme un art. « Gert Chesi photographies » propose, dans la même dynamique, au visiteur la portée du déchiffrage du message des cauris par un officiant vaudou, la valeur de la “nudité” et de l’adoration d’un autel lors d’un culte vaudou. Auteur pluridisciplinaire, Gert Chesi souligne par ailleurs durant son exposition que le savoir vaudou se transmet de génération en génération. La satisfaction de la curiosité des visiteurs “incultes” va crescendo lorsque l’exposant dépeint le pouvoir de la gémellité, les rites de protection, le quotidien des prêtres vaudous, la place de l’entrée en transe en public… L’approche photographique de cet Autrichien ne s’enferme pas pour autant dans l’environnement direct de la religion traditionnelle africaine sus-décrite. D’où le clin d’œil fait au « Festival des divinités noires » (qui se tient tous les ans à Aného) via la conception brésilienne du vaudou et sa pratique sur un cours d’eau ou à la plage (en Afrique). Edem Gadegbeku © Togocultures |
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