Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /var/www/vhosts/FilerWeb03/togocultures.com/httpdocs/config/ecran_securite.php on line 283 Togo cultures
> NOUVEAUX ARTICLES
   Arts Plastiques
L’artiste CHAM entre charme et laideur des villes

L’urbanisation constitue un défi artistique. Vivant dans une ville, on est forcément lié à ...

Lire la suite < 
La plasticienne Liebe ADZODO EKLO expose pour l’enfance

Hôtel Ibis Lomé Centre accueillera du 15 au 20 décembre un événement unique.

Lire la suite < 
PEINDRE EROS

D’un sujet a priori égrillard et licencieux, les plasticiens Paako Sallah et Ethie Essiomlé ont titré une une exposition de toiles...

Lire la suite < 
Arts Plastiques - Kossi Agbodo, plasticien naturaliste
Tony Féda | 29.05.2009 | 02:13 • MIS A JOUR LE 29.05.2009 | 02:12
Kossi Agbodo, plasticien naturaliste

Les cheveux fendus à la Mandela, la barbichette de bouc blanche et insolente, témoin d’une vie d’artiste épris de liberté et moqueuse de tout, Kossi Agbodo accueille le visiteur à l’entrée de son domaine, le visage intelligent lui regardant droit dans les yeux pour y percer on ne sait quel mystère. Divorcé, l’homme devrait aimer la solitude en étant seul reclus dans son atelier naturel de Togoville, loin de la ville coloniale, vivant là dans une espèce de case construite au milieu des arbres d’où il puise son inspiration, se laissant « guider les nuits par les esprits ». « La nuit, je vois des formes dans mon sommeil mais au réveil, j’oublie. Et c’est en sculptant que les formes me reviennent. Les esprits de mes ancêtres sont avec moi ».

Le domaine témoigne en effet d’une symbiose entre l’art et la nature : arbres et fleurs encombrent la cour, sans oublier son épervier fétiche sur un monticule de terre, non loin de cette espèce de case qui lui sert de logis. Kossi Agbodo alias Gnininvi constitue en effet l’un des rares sculpteurs de culture vaudoue existant au Togo. A partir de troncs d’arbres, branches, écorces, ce sculpteur amoureux de tout ce qui peut évoquer la croissance d’un végétal a su s’exprimer. Presque demi-lettré et ignorant tout du développement de la sculpture moderne, il reste pourtant ouvert à la modernité. Ses grandes sensations président à la découverte plastique et le conduisent simplement à la représentation qu’il a voulu faire de ses Dieux protecteurs, du quotidien, avec une vitalité surprenante, loin de toute anecdote et artifice.

Gnininvi n’est pas un sculpteur ordinaire comme ses artisans que l’on rencontre au marché artisanal de Lomé. « Je fus artisan quand j’allais encore au cours primaire et apprenait à travailler avec mon frère aîné Yawo Agbodo, pour le compte des pères catholiques. Là nous y avions créé un centre artisanal ».
Plus d’une vingtaine d’années à sculpter les arbres. Puis une nuit de 2005, l’idée lui vint de sculpter les bustes et les visages d’hommes et de chimpanzés. Sa matière : le cocotier et ses produits dérivés, les palmes et les noisettes. Il en tire des hommes et femmes portant des dreadlocks, piercing au nez. Une réminiscence du mouvement rasta qu’il devait aimer. « Nos ancêtres devraient porter des dreads. »

Sur les palmes, il conçoit à l’aide des noisettes de coco des figures humaines ou de chimpanzés, avec un goût prononcé pour ces derniers. « C’est non seulement un animal puissant, habile et d’une extrême agilité, mais c’est son éternel visage grimaçant qui m’a marqué ». Des cocotiers, il passe à tout support plat.
Vivant dans l’ostracisme, il n’a été découvert que depuis six mois par Assou Kossi, artiste plasticien et directeur d’Ewolé, le fameux festival des arts plastiques. Jusque-là, c’était une vie au quotidien où il fabriquait des statuettes d’ordre religieux ; ce qui ne pouvait pas faire vivre son homme. A l’expo du Goethe, le public fut effaré par son art. Il vendit ses bustes à la tête géante aux dreadlocks. En attendant de touche le jackpot, Gnininvi travaille des colliers et des bracelets médicinaux au cuivre, qu’il porte lui-même au poignet et au cou. Le visiteur peut trouver cela un peu fantasque. Mais cet artiste de religion vaudoue y croit dur comme fer. « C’est préventif contre l’hypertension. » Peut-être. Il les vend. Son premier client est un plasticien haïtien. Un autre adepte du vaudou.

Publié le 21 avril 2008

 > Retour à la page précédente
> Les dossiers
Warning: mysql_fetch_array() expects parameter 1 to be resource, boolean given in /var/www/vhosts/FilerWeb03/togocultures.com/httpdocs/ecrire/public/evaluer_page.php(55) : eval()'d code on line 19

Lire la suite < 

Lire la suite < 

Lire la suite < 
© TOGO CULTURE
CONTACT

Réalisé par BMF-Graphisme